L’Éveil

with Pas de commentaire

Le basculement

« Je ne trouve pas d’autre mot pour décrire ce qui s’est passé ce jour-là. Il y en a bien d’autres, mais aucun ne pourra être perçu de façon juste pour le mental.

Même si ça avait déjà été vu, jamais cela n’avait été réalisé vraiment.

Je ne suis pas ce corps. Je ne suis pas ce mental. Je ne suis pas ces pensées. Je ne suis même pas moi. Rien de ce que je croyais être vrai ne l’est. En fait, la seule chose qui est restée c’est « être ». La vie, simplement.

Ce basculement, c’est un retournement complet de qui nous croyons être. Lorsque qu’il est vu « qui je suis » vraiment, ce qui était perçu comme « moi » tombe, emportant avec lui tout ce qui était attaché à ce « moi ». Il ne reste plus rien. Enfin, si. Il reste ce que je suis. C’est juste qu’il ne reste plus rien de « lourd ». Plus de contrôle, plus de peurs, plus culpabilité, plus de responsabilité, plus de jugements et plus d’histoires non plus. Il ne reste que la paix.

Ce basculement m’a laissée comme un nouveau-né ouvrant les yeux pour la première fois. Vide de toute mémoire, de toute attente, de toute projection, de toute recherche. Plus que la vie qui s’exprime librement, comme elle l’a toujours fait, d’ailleurs. Je l’avais simplement oublié.

L’éveil n’est pas quelque chose de difficile à réaliser. C’est simple, mais c’est cette simplicité qui est difficile pour nous. Nous cherchons quelque chose de magique, de magnifique ou de mystique, nous cherchons des sensations, des émotions ou bien des changements et des améliorations. Or, l’éveil n’a rien à voir avec ça. C’est tout sauf ce que nous croyons que c’est. Tout ce que nous pourrons nous imaginer concernant l’éveil n’est pas l’éveil. »

Caroline Blanco


Qu’est ce que l’éveil selon Marion ?

« L’éveil c’est percevoir la réalité sans le filtre de l’égo, sans l’idée d’être quelqu’un. Nous sommes cela qui voit, ce qui perçoit tout ce qui se manifeste, la « présence-conscience » ». Pour voir la vidéo de Marion, cliquer ici


Les éclaircissements de Gangaji

Comme plusieurs de ses contemporains, Gangaji a beaucoup cherché le bonheur et l’accomplissement à travers la croissance personnelle. Désirant étancher la soif de son cœur, elle a poursuivi, sans succès, plusieurs chemins pour trouver un sens à sa vie. Consciente de cette impossibilité, elle fait une dernière prière pour obtenir de l’aide. En 1990 sur les rives du Gange en Inde, elle rencontre HWL Poonjaji, affectueusement appellé Papaji, qui l’invite à stopper son mental pour découvrir la splendeur du Soi. Son histoire personnelle de souffrance prend fin et la promesse d’une vie bienheureuse commence à fleurir.

L’éclaircissementUne invitation à observer


Ginette Forget nous propose 7 vidéos sur le sujet

Lorsqu’un grand OUI est dit, la vie reprend ses droits et vit. Étrangement, ce OUI qui balaye tout puissamment sur son passage, amène la Paix. De cela, naissent la Plénitude, la Liberté, la Joie.

C’est quoi l’Éveil – Notre nature véritable – Authenticité – Liberté – Sortir des restrictions – Cesser le babillage – Il n’y a rien à changer – Le jeu de la vie


L’expérience et l’approche directe de Mooji

« Le monde tel que vous le percevez, la vie que vous pensez vivre et la personne que vous pensez être apparaissent au sein de la conscience que vous êtes véritablement. Comme conscience, vous êtes le témoin silencieux et impersonnel de tout ce qui se manifeste et apparaît. L’observation et l’expérience directe de cette vérité intemporelle est ce qu’on appelle la liberté ou l’éveil. »

Deux vidéos à ce sujet : L’Éveil, « ÇA » se déploieLa Voie de l’Éveil pour les Paresseux


Le point de vue de Quentin Disneur

Quentin Disneur est un être « né éveillé » le 8 mars 1984. Étant venu au monde avec l’écoute du cœur, le sentiment d’êtreté, dépouillé de toute forme car non né, est resté durant la naissance et la croissance du corps physique. Il nous partage ici un point de vue sur une question intéressante qui est : « Quelle est la voie la plus rapide pour mener à l’éveil spirituel ? »

« Effectivement, il y a des voies qui sont plus rapides que d’autres, et en même temps dire cela est dénué de sens, car fondamentalement, il n’y a pas de voie, il n’y a pas de chemin. Car l’éveil est ICI et MAINTENANT. »  Voir la vidéo


La peur de l’éveil… par Christine Morency

En même temps que l’éveil est recherché, en même temps il est craint. Le chercheur se documente, écoute des vidéos, va à des satsangs, etc…il recherche ce qu’il craint, c’est à dire sa propre disparition. Paradoxal…

C’est que le chercheur n’a pas ce qu’il faut pour juger de la situation. Il est un ensemble de facteurs psychologiques, sociaux, éducationnels, et qu’il repose entièrement sur la simple croyance « je suis une personne »….Dans sa recherche il retient surtout les discours des « impersonnalistes » qui se fixent sur un des effets de l’éveil c’est à dire le sentiment et le vécu que tout surgit sans que le moi psychologique ait quoi que ce soit à faire. Et en s’impregnant de cette vérité sans le vivre, le chercheur se fait lui-même peur car il se doute que l’éveil le fera disparaître….

Mais la majorité des impersonnalistes n’ont en fait vécus que la moitié de l’éveil…un passage dans cette zone sans moi psychologique. Une légère délivrance qui leur a démontré que « y a personne pour décider », « le monde n’existe pas », etc, et ils vont leur chemin avec cette unique foi qu’ils prônent comme étant l’éveil. Un éveil froid qui provoque un détachement d’avec le monde qu’ils disent être un rêve illusoire avec des gens illusoires croyant décider alors qu’ils ne décident de rien. Et c’est vrai MAIS….

Le chercheur reste au prise avec la peur d’une croyance : le monde est un rêve, il n’existe pas. Mais ce n’est que le monde psychologique engendré par l’ensemble des traits psychologiques qui façonne le personnage qui n’existe pas ! Un papillon est vu et il va déclencher automatiquement des tonnes de références, de saisies, de compréhension qui fait que le papillon n’est pas pur et ne peut pas alors entrer en résonance vraie avec l’être qui le regarde. Le papillon est vu par les yeux de quelqu’un qui a tout un vécu et un « savoir » par rapport à ce qu’est un papillon. Si en plus il a eu une mauvaise expérience (par exemple être petit dans son berceau avec un énorme papillon de nuit frôlant de près son visage), se rajoutera une charge plus ou moins négative…bref la conscience n’est pas libre dans une telle identification avec ses traits psychologiques, ces références culturelles, sociales et éducationnelles….

C’est ce moi-là psychologique qui disparaît avec l’éveil impersonnel… l’éveil impersonnel démontre la vérité de ce qui est sans filtre aucun, aucun, aucun. Le papillon est alors une merveille car il est vu vraiment. C’est un monde neuf, des gens neuf, des relations nouvelles, tout est neuf. Et qui ressent, vit, sait, expérimente ce monde neuf ?  Je ne verserai pas dans l’impersonnalisme en radotant « personne ne vit, ça vit tout seul »… parce que ce serait occulter la part de l’éveil véritable, celui qui fait prendre conscience à la conscience du fait qu’elle est sujet pur, moi pur, moi/je sans être affecté par des aspects psychologiques qui entâcheraient l’expérience du monde. Moi sans moi psychologique n’est pas l’amélioration de la personne, loin de là. C’est ce qui reste lorsque la conscience n’est plus soumise à ce jeu de l’identification à tout ce qui façonne « être une personne ». Mais ça n’est pas non plus impersonnel comme se l’imagine le chercheur peureux qui craint la disparition. Oui il va disparaître!! Et il a peur car il lui est impossible d’accéder à cette vérité d’un moi sans psychologique, un moi/je net, vacant, se sachant être sujet, Présence ultime.

Et cette Présence se reconnaît, sait, expérimente et vit la profonde vérité qu’elle et le monde EST la même chose, le même tissu, la même création née de l’Absolu. C’est l’éveil chaud, celui qui s’intègre au monde, qui ne peut faire autrement que de l’aimer, d’être un avec, qui est reconnu comme étant l’Êtreté même. Cette Présence n’est pas qu’une chose impersonnelle qui fait dire « Je Suis Cela »…ce n’est pas une chose terrifiante qui prend la place du moi psychologique. C’est le Je Suis Moi dans toute sa pureté, libre des filtres qui faisaient croire « je suis ceci et cela » et qui faisaient vivre à partir de ce mental psychologique.


L’éveil n’a rien à voir avec devenir une personne parfaite …

Au lieu de cela, la vraie liberté, c’est de vivre comme ce OUI absolu et impersonnel à l’imperfection personnelle, et de découvrir une perfection plus profonde au-delà du temps et de l’histoire et de l’image du bon ou mauvais « moi ».

C’est un tel soulagement de réaliser que la vie n’a jamais besoin d’être « élaborée » ou « réparée ». Vous n’atteindrez jamais un point dans votre vie où tout est résolu, tout est bien ficelé. C’est ça le truc. Il n’y a pas de «scène finale», aucun grand prix à gagner, seulement le film d’aventure en cours de votre vie, pour toujours non résolue, et c’est peut-être cela, le prix : chaque moment sacré.

Vous apprenez à aimer le désordre de votre vie, sa nature changeant constamment, son imprévisibilité. Et vous vous tenez comme le silence immuable au milieu de la tempête, le grand espace ouvert en lequel la joie et la douleur, l’extase et l’agonie, l’ennui et le bonheur, peuvent apparaître et disparaître comme des vagues dans un vaste océan de conscience. Il n’y a plus aucun problème quand vous vous connaissez vous-même en tant que l’espace pour tout cela… »

Jeff Foster